Fuir son propre cœur…

Bien étrange, cette narratrice dont le récit débute par une scène de meurtre. Que fuit-elle de ville en ville, de  station balnéaire en station balnéaire, d’hôtel en hôtel ? Michèle, se prénomme-t-elle, a fugué très jeune, refusant  une fratrie scolairement brillante, une famille contraignante à force d’interdits et d’amour.
Elle s’est enfermée en elle-même, refusant toute aide, tout en voulant au fond de soi s’intégrer au monde qui     l’entoure, être comme les autres. Mais dès qu’on l’approche trop, la rebelle s’enfuit, la prédatrice s’embusque, le  vilain petit canard retourne dans sa coquille. Pourtant, la jeune adulte garde des liens téléphoniques avec sa mère.
Or voici que cette dernière lui annonce que son grand frère – belle situation, beau mariage – a… fugué et s’est installé dans un camping à R. Est-ce que Michèle ne pourrait pas aller voir son frère, le raisonner ? Vrai ou faux ? Piège pour récupérer la fille prodigue ? Sous un air de thriller, un roman du mal-être et de l’indicible comme sait en écrire, Michèle Astrud, maître en la matière. ( Yannick Pelletier)

Critiques  » Vue sur la mer, rouge  » Ouest France, avril 2012

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