La Prophétie des ânes

Comment passer à coté d’un post-apo dont la quatrième de couverture est chargée de tant de promesses. Et ces engagements sont-ils tenus ? Oui ! Vous vouliez plus qu’un : oui. Vous souhaitez plus d’arguments convaincants ? Ok !
Le monde change, le dérèglement climatique a conduit à nombre de migration climatique. Il est très difficile de survivre dans certaines régions du globe où la chaleur est écrasante dont l’administration semble avoir laissé pour compte quantité de leurs concitoyens qui ne peuvent se permettre de partir pour des raisons souvent financières ou comme notre protagoniste Antoine, pour raison affectueuse, par amour parental.
Sa fille Chloé est effectivement interné dans un institut pour jeune perturbé. Chloé est victime d’un choc post-traumatique dont je ne vous révèlerais rien de plus. Je ne vais tout de même pas tout vous raconter.
L’épouse d’Antoine et mère de Chloé a déjà quitté leur habitat afin de subvenir aux besoins pécuniaires de sa famille restée sur place. Mais on se rend vite compte qu’elle a renoncé à son rôle de mère. L’histoire évolue donc dans une famille brisée où Antoine malgré le contexte environnementale mais aussi beaucoup grâce à cela va rassembler les morceaux afin de retrouver sa fille.
En parallèle, Antoine est recontacté par son premier amour, Sonia, qui tente de constituer un documentaire, où elle lui demande de le rejoindre afin de constituer ce film.
 Vous m’excusez cette ellipse narrative pour vous amener à : Et Antoine se retrouva sur la route à devoir survivre et rebâtir une relation parentale avec sa fille. Par contre soyez sur que le texte lui ne mérite pas de coupe, je vous préserve juste afin de ne pas dévoiler trop le récit.
Michèle Astrud nous sert un récit emplis de poésie et de finesse. La lecture se fait belle et lumineuse alors même que le monde par en déliquescence. La relation entre le père et sa fille est prenante, une relation toute en émotion subtile et sensible, et bien des fois douloureuses. L’auteure mène parfaitement bien son histoire, le tout dans un contexte climatique, politique où apparaissent des mécanismes de survie cohérents. L’ambiance post-apo finalement ne sert que de levier à un récit plus profond sur l’amour filial et parental.
J’ai donc passer un beau moment de lecture avec ce roman de Michèle Astrud, qui fait effectivement entrer la lumière là où on ne l’attend plus. Qui met l’accent sur l’amour inconditionnel d’un père envers sa fille et cela malgré les circonstances climatiques qui se jouent contre eux. Un livre à découvrir bien au delà du seul lecteur amateur de post-apocalyptique.
Ma note : 6/6
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