Filles des jardins

Souviens-toi,
C’était comme ça.
On les suivait
Pas à pas,
Les filles des jardins,
A l’ombre des colonnes,
Loin de tout,
Entourées de femmes et d’hommes
Aux tempes grises,
De femmes et d’hommes.
C’était comme ça.
On les montrait du doigt.
On leur parlait pas.
Les filles des jardins,
Quand elles étaient assises,
Vêtues de voiles, de simples chemises,
Dans l’ombre bleue-grise.

Paroles et Musique: Gérard Manset 1989

acrylique sur toiles/ 70*70 cm

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Histoire extraordinaire (9)

9Le chemin était pavé de larges pierres, il datait de l’époque romaine. Plus tard, les villageois ont construit des chapelles à flanc de montagne, puis les ont abandonnées.

À l’allée, nous marchions d’un pas vif et passions devant chacune d’elles en chantant.

Au retour, la pente était rude et nous arrêtions sur les bancs de pierre à l’ombre des porches pour nous reposer.

Histoire extraodinaire (8)

« Le ciel commençait seulement à pâlir quand Jules, l’aîné des deux frères Naud, apparut sur le pont de la péniche, sa tête d’abord, puis ses épaules, puis son grand corps dégingandé. Frottant ses cheveux couleur de lin qui n’étaient pas encore peignés, il regarda l’écluse, le quai de Jemmapes à gauche, le quai de Valmy à droite, et il s’écoula quelques minutes, le temps de rouler une cigarette et de la fumer dans la fraîcheur du petit matin, avant qu’une lampe s’allumât dans le petit bar du coin de la rue des Récollets.  »

Extrait: « Maigret et le corps sans tête » de Georges Simenon

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Nous, les filles…

la piscine 5Nous, les filles, commençons toujours l’entraînement les premières, les garçons nous observant depuis les gradins, enveloppés dans leurs serviettes multicolores.
Debout sur les plots rectangulaires, le corps légèrement penché en avant, la tête baissée, nous attendons anxieusement le coup de sifflet.
Acrylique sur toile/ 65×50 cm
Extrait « Souris Grises »  Édition Entrepont

Sébastien

« Alors Dioclétien le fit attacher à un poteau au milieu du champ de Mars, et ordonna à ses soldats de le percer de flèches. Et les soldats lui lancèrent tant de flèches qu’il fut tout couvert de pointes comme un hérisson ; après quoi, le croyant mort, ils l’abandonnèrent. Et voici que peu de jours après, saint Sébastien, debout sur l’escalier du palais, aborda les deux empereurs et leur reprocha durement le mal qu’ils faisaient aux chrétiens. Et les empereurs dirent : « N’est-ce point là Sébastien, que nous avons fait tuer à coups de flèches ? » Et Sébastien : « Le Seigneur a daigné me rappeler à la vie, afin qu’une fois encore je vienne à vous, et vous reproche le mal que vous faites aux serviteurs du Christ ! » Alors les empereurs le firent frapper de verges jusqu’à ce que mort s’ensuivît, et ils firent jeter son corps à l’égout, pour empêcher que les chrétiens ne le vénérassent comme la relique d’un martyr. Mais, dès la nuit suivante, saint Sébastien apparut à sainte Lucine, lui révéla où était son corps, et lui ordonna de l’ensevelir auprès des restes des apôtres : ce qui fut fait. Il subit le martyre vers l’an du Seigneur 187 »
Jacques de Voragine
La Légende dorée (1261-1266)
Traduction par T. de Wyzewa.
Perrin et Cie, 1910 (pp. 92-97)
Jean baptiste
Illustration: Acrylique sur toile/ 65×50 cm

Bêtes féroces

Le chien se glisse entre leurs jambes, les entrave et un des hommes se libère d’un violent coup de pied.
Le chien s’effondre en gémissant.
— Hé. Tu l’as blessé !
—  Quoi ? Je l’ai à peine touché.
—  Non, regarde, tu lui as ouvert le crâne.DSC_0017